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Les Aventures de Bouki et Malice par Eric Guyot (23) - Copie
Les Aventures de Bouki et Malice par Eric Guyot (23) - Copie

Vieille Grille : « Bouki et Malice » le 9 avril!

Les aventures de Bouki et Malice par Rose Esther Guignard accompagnée par Jean Tauliaut

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Accompagnée par Jean Tauliaut aux percussions et au chant, cette jeune conteuse franco-haïtienne raconte une série de petites histoires facétieuses dans lesquelles Bouki, souffre douleur de son compère, est toujours prêt pour de nouvelles mésaventures tandis que Malice passe son temps à jouer des tours et à imaginer des projets diaboliques.

Ces deux compères, qui font aujourd’hui partie du patrimoine culturel haïtien, trouvent leurs origines dans les traditions orales rapportées par les esclaves venus d’Afrique à l’époque du commerce triangulaire.

Les aventures comiques et rocambolesques de Bouki et Malice sont à découvrir dans l’univers des contes haïtiens.

Ce spectacle a été créé pour le Festival du Légendaire en Eure et Loir et présenté en octobre 2013 à Auneau en hommage à Mimi Barthélémy. En mai 2016, il a été sélectionné par « Les Anneaux de la Mémoire » à Nantes dans le cadre des journées commémoratives de l’abolition de l’esclavage.

La Presse en parle

  1. http://www.lenational.org/contes-bouki-malice-tezen-revus-conteuse-rose-esther-guignard/

  1. http://foudizetheatre.com/?p=977

  2. http://www.afrocreole.com/culture/conteuse-rose-esther-guignard-festival-de-loire-mississipi/

 

Les avis sur la représentation de « Bouki et Malice » à la vieille grille, le jeudi 23 janvier 2014!

Différents avis après la représentation « Des aventures de Bouki et Malice », au Théâtre de la Vieille Grille, le 23 janvier dernier.

« C’est pas souvent qu’on voit une « magicienne » authentique, et qu’en plus on peut se dire qu’on a un peu contribué à l’amplification de sa puissance magique. Bien sur il faut à présent travailler… Mais! C’est pas tout le monde qui, se mettant au travail avec force, peut se dire que c’est SON travail et que sur toute la terre il ‘il n’y a qu’une seule personne: TOI, qui peut le faire! Je te communique même de loin tout mon encouragement.

J’ai bien fait de croire en toi. Ton percussionniste est génial ça fonctionne super bien ensemble. » Daniel Berlioux mon professeur de Rose-Esther, du Conservatoire d’Art Dramatique

« J’ai été ravie de te rencontrer à cette belle soirée au théâtre de la vieille grille. J’ai trouvé les danses extatiques de Rose Esther, accompagnée de son excellent musicien, très communicatives. Et quand elle a commencé à jouer de son bâton de pluie comme d’une arme, je me suis rendue compte que j’avais totalement oublié le monde technologique happée, captivée par les Aventures de Bouki et Malice. Ça fait du bien. Le bâton de pluie en acier inoxydable m’a rappelée à une toute autre réalité plus dure. J’en frissonne d’angoisse.

Merci pour ce spectacle et félicitations à tes compatriotes pour leurs talents. Je suis heureuse de découvrir la culture haïtienne ici à Paris, ville cosmopolite au rayonnement capital. Là il ne s’agit nullement de repli identitaire mais bien de partage culturel et la salle de différents horizons le prouve bien. En ces temps de toujours difficile acceptation, respect et tolérance puisque ce mot est souvent employé des uns et des autres, ça fait du bien. »

« Merci encore. » A.H.

« Spectacle à minima, mais plein avec une seule personne sur scène (voire même deux ; si l’on adopte un certain point de vue, car le tambourineur a fait sa performance aussi) s’adonnant à une performance digne de ce nom. Car elle a consisté à faire voyager en pensée dans les profondeurs des siècles réveiller les mânes de personnages haut en couleurs capables de résumer des pans entiers de vies réelles par leurs faits et gestes, mais particulièrement la polarité de l’intelligence face à la bêtise. C’est-à-dire représenter des choses abstraites au travers de deux personnalités aux antipodes. C’était à cette double incarnation que devait s’atteler Rose-Esther Guignard sur la petite scène du petit Théâtre Vieille Grille, le jeudi 23 janvier 2014. Tâche qui semblait écrasante au départ, mais que la comédienne a littéralement pliée en se surpassant par sa démultiplication sur scène pour entrer dans la peau des divers personnages par la magie de la diction multiples et d’une gestuelle très maîtrisée.

Tout au long d’une heure et plus de spectacle, on a compris que l’espace scénique est celle de la transfiguration et du miracle où tout un chacun a observé la règle d’or < de la suspension volontaire de l’incrédulité < de Doris Lessing. Ainsi prédisposés, tous les spectateurs de la fameuse soirée pouvaient croire avoir vu la jeune actrice sur scène, a l’aide de ses semelles, ponctuer les siècles pour activer deux ombres symétriques, celles de Bouki et Malice émergeant sans cesse du décor, animés par le souffle de sa diction et ses pas de danse.

Pour qui veut de la chair, on les reportera à bon escient au folklore de la culture populaire haïtienne où les deux personnages symbolisent l’opposition des figures du citadin madré et du paysan naïf, allégories de la bêtise et de l’intelligence, ou encore celles de l’intellectuel ou politicien retors et du et du citoyen lambda, qui se retrouve toujours gros Jean comme devant. Par extension de sens, on pourrait élargir la signification aux polarités de Karl Marx, celles de l’exploiteur capitaliste face à l’exploité prolétarien toujours grugé par un patron aux appétits de gain insatiables.

C’est une entreprise hardie et osée que de chercher à dépoussiérer le répertoire des contes du folklore haïtien pour les confronter à une réalité que l’on peut croire, à tort ou à raison, en de-çà ou au-delà de leur portée réelle. Or la nature humaine étant ce qu’elle est, il y aura toujours des Malice pour tirer les marrons du feu au grand dam de Bouki pour se laisser berner. Mais à la fin des fins, cela sera-t-il toujours ainsi? Un réveil est encore possible. Alors Rose-Esther a fait doublement œuvre qui vaille, d’une part en adaptant le conte au théâtre, d’autre part en remettant en circulation ces deux personnages comme manière d’avertissement et de mise en garde. » Guy Cétoute, poète et écrivain, journaliste culturel.

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